Cameroun: Une Fête de l’Aïd ou de la Tabaski en contre-plongée et cher mouton…

C’est l’une des fêtes les plus importantes de l’islam. L’Aïd el-Kébir, Aïd el-Adha ou la Tabaski en Afrique, dont la célébration a eu lieu ce dimanche (lundi au Sénégal) avec notamment l’abattage rituel du mouton. Or le mouton était cher pour le consommateur moyen comme au Cameroun ou la situation sécuritaire et économique est précaire.

C’est plus de 5000 Fidèles Musulmans qui se sont réunis à la place du Gouvernement de Bonanjo et en présence de certains invités, dont le Gouverneur de la région du Littoral Dieudonné Ivaha Diboua qu’accompagnait pour la circonstance son État-major et certains élus locaux comme le Député de Wouri 2 Honorable Owona Nkono.

Le Président du Comité d’organisation El Hadj Relouanaou Charouboutou, a mobilisé pour une fête éclatante et une célébration liturgique pleine de piète une équipe assidue et des Imams sous la Coordination de l’Imam Central de la Mosquée du Marché Central de Douala.

Un Mouton très cher

A Douala, ce n’est pas le bélier qui manque. Le problème, c’est qu’il est cher très cher même pour le Camerounais moyen. Il coûte « les yeux et la tête » comme le disent certains acheteurs rencontrés sur les lieux de négoce.

« Vraiment les bêtes coûtent très cher, se plaint l’imam Cheick Mbombo l’imam de la la Communauté Chiite du Cameroun dans le quartier Nkongmondo. Deux millions, deux millions cinq cents voire trois millions et quelque… Je ne sais pas si c’est un problème de dédouanement, je ne sais pas à quoi c’est dû, mais en tout cas c’est cher au marché et j’éspère que tout les Musulmans pourront avoir un Mouton !».

Il souhaite même qu’à l’avenir l’Etat s’implique dans la subvention et la commercialisation des caprins afin de soulager le portefeuille des ménages. « Si l’Etat subventionne, çà sera très bien, c’est mieux que, les trafiquants… C’est un problème divin alors il faut que l’Etat s’implique ».

Les commerçants se justifient

Les importateurs et marchands de bétails, qui sont accusés de tous les péchés, avancent eux leurs explications.

« Le mouton c’est cher ! Quand nous, on quitte le Grand Nord, ou certains zones comme le Boyo dans le Nord-ouest aujourd’hui en conflit, on paye beaucoup, explique un Commercant parti du Grand Nord, il y a trop de police ! Il y a trop de gendarmes ! Beaucoup de douanes. Les barrages sont nombreux sur la route alors on nous fait payer beaucoup ! Quand on vient ici on souhaite récupérer un peu de notre argent, c’est pourquoi c’est cher. Il faut que le gouvernement nous aide à diminuer un peu les barrages sinon c’est pas facile pour nous ».

Tant que durera l’insécurité dans la partie Septentrionale du Pays, producteurs et exportateurs de caprins vers le Sud et le Littoral, le mouton coûtera ce qu’il coûtera.

Le Sphinx

 

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