CEMAC: Un Brainstorming de la commission à Douala pour aller plus loin dans l’intégration

Depuis longtemps, l’Afrique Centrale a manifesté un grand besoin de coopération entre ses Etats. Les responsables politiques et les intellectuels ont pris conscience des besoins et des avantages liés à l’intégration régionale et leurs ambitions ont donné lieu à une prolifération, d’accords sous-régionaux qui, malgré les efforts consentis, n’ont pas encore donné les résultats escomptés.C’est pour s’auto-évaluer, ainsi qu ces divers programmes et réformes que la Commission de la Cemac à travers son Président Prof.Daniel Ona Ondo, a organisé à l’hôtel la falaise de Douala-Bonapriso, du 03-04 Juin un séminaire-atelier.

L’intégration régionale

L’intégration régionale a été envisagée à l’origine comme une expression internationale de l’économie de marché, un transfert des mécanismes économiques nationaux sur une échelle élargie. Les premières approches théoriques l’assimilent à la création d’une zone de libre-échange (ZLE) ou d’une union douanière (UD) caractérisée par l’élimination, à l’échelle régionale, des barrières commerciales et des mesures discriminatoires. On reconnaît aussi à l’intégration régionale plusieurs dimensions, commerciale, financière, monétaire, économique, et sectorielle. Les différentes appréciations positives du processus d’intégration en Afrique Centrale ont à peine réussi à faire oublier les nombreuses péripéties auxquelles le processus d’intégration se retrouve en permanence confronté depuis les indépendances. Certains observateurs se demandent ainsi si le coût du processus n’a pas finalement absorbé ses avantages pour une zone du continent qui comprend la quasi-totalité des pays en développement et qui compte toujours dans ses rangs 62 % des pays les moins avancés. En effet, le coût du processus reste élevé étant donné les nombreux chevauchements et la multi-appartenance des Etats d’Afrique centrale aux différentes communautés régionales. Pour y remédier, la notion de coordination interrégionale est alors apparue dans les discours et s’est concrétisée avec le premier sommet tripartite d’octobre 2008 entre le Marché Commun d’Afrique de l’Est et d’Afrique Australe (COMESA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) qui ont décidé de créer une zone de libre-échange rassemblant vingt-six pays. L’Afrique centrale essaye encore de bâtir la CEEAC.

Le plaidoyer du Président de la Commission

Ce séminaire d’après  le Président de la commission de la Cemac,  a permis d’adopter une feuille de route claire pour finaliser les programmes et réformes; mais aussi des chronogrammes de réalisations.Il a invité le différents Représentant s des Pays et le gouvernement de la commission a ne regarder que l’Intérêt commun et d’Être les ambassadeurs de la Commission auprès des Etats membres.Si d’après Lui la zone est sortie de la zone de crise, il reste que beaucoup reste à faire pour bâtir une zone de libre circulation de biens et des personnes,mais aussi de prospérité.Les résultats tangibles du Pref-CEMAC, l’installation des deux bourses, la réforme de la BDEAC, l’installation de la Cour de justice et de la Cour des comptes ont permis à la CEMAC  d’être visible et crédible, tout cela en 1 an depuis l’arrivée du nouveau Président en exercice de la CEMAC que dirige le Gabonais Prof.Ona Ondo Daniel.

Les promesses de l’intégration régionale

D’un point de vue théorique, l’objectif de l’intégration économique est d’assurer une plus grande prospérité aux pays membres, au travers de :

  • l’augmentation des échanges, qui permet la spécialisation et la localisation de la production là où elle est effectuée de la manière la plus performante,
  • l’augmentation de la taille des marchés qui permet la réalisation d’économies d’échelle, l’intensification de la concurrence (baisse des prix et incitation à l’innovation),
  • la création d’un environnement économique favorable aux affaires (la diminution des risques de change et des risques de politiques protectionnistes est favorable à l’investissement).

    Ces différentes attentes théoriques ne sont pas loin de celles exprimées par les autorités politiques africaines à travers les traités des groupements régionaux. Les accords régionaux africains ont pour objectifs : a) de promouvoir la croissance du commerce intra-régional en éliminant les obstacles tarifaires et non-tarifaires ; b) de renforcer le développement régional, à travers la promotion de secteurs économiques, la construction d’infrastructures régionales, et le lancement de grands projets dans le secteur manufacturier ; c) d’éliminer les obstacles à la libre circulation des facteurs de production ; et d) de promouvoir la coopération monétaire.

    On considère en effet que l’intégration régionale offre un cadre qui permet de surmonter les obstacles au commerce intra-africain et que la suppression de ces obstacles créerait des marchés régionaux plus vastes permettant de réaliser des économies d’échelle, de soutenir les systèmes de production et les marchés, et de renforcer la compétitivité de l’Afrique en générale, d’Afrique centrale en particulier.

 

L’integration en observation

S’il est vrai que les résultats de l’intégration régionale ont été mitigés, des progrès ont été enregistrés dans le commerce, le transport, les communications, l’énergie, le partage des connaissances, la libre circulation des personnes, ainsi que la paix et la sécurité.

Les progrès dans l’intégration sous ses différents aspects ont été entravés par le manque de ressources, à la fois financières et humaines, le respect insuffisant des obligations découlant des traités, l’incapacité de prévenir et de résoudre les conflits de manière décisive, et par le niveau élevé des importations.

Victor Esso Tiki

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