Diaspora-NBA: Le Manager général des Raptors de Toronto Masai Ujiri au Nigéria

Le Manager général des Raptors de Toronto,Masai Ujiri, est retourné dans sa ville natale de Zaria au Nigeria, avec le trophée NBA remporté cette année par l’équipe qu’il dirige, le premier de son histoire.

Il a notamment visité la maison où il a grandi et a également rencontré son ancien coach ainsi que ses anciens coéquipiers.

L’histoire du Golden Boy

Premier africain de l’histoire à diriger une franchise NBA comme General Manager, Masai Ujiri, né à Zaria au Nigéria en 1970, a d’abord été un recruteur pour les Nuggets de Denver de 2003 à 2007. Il rejoint les Raptors de Toronto en tant que directeur du recrutement, puis devient le manager général de l’équipe entre 2008 et 2010, avant de prendre le poste de manager général des Nuggets de Denver en 2010. Il est nommé meilleur dirigeant de NBA lors de la saison 2012-2013 à la suite de l’exceptionnelle saison réalisée par son équipe qui décroche le meilleur bilan de son histoire. Mais les Nuggets étant éliminés dès le 1er tour des playoffs par les Warriors de Golden State à la surprise générale, Ujiri quitte le Colorado et retourne à Toronto où il redevient le manager général des Raptors.

Le 2 septembre 2016, la franchise canadienne lui confit les clés de la maison, donc le plein pouvoir, devenant également président des opérations basketball, ce qui lui permet de prendre des grandes décisions.

Après l’ère Vince Carter entre 1999 à 2002, Masai Ujiri va redonner de l’espoir aux fans canadiens en façonnant une nouvelle équipe des Raptors autour du duo DeMar DeRozan et Kyle Lowry. Ce duo va aider les Raptors à devenir l’une des meilleures franchises de la Conférence Est, mais ne parvient pas à passer Le Cap, la faute à un LeBron James devenu la bête noire de tout un pays.

Ainsi, l’équipe réussit tout de même à atteindre pour la première de son histoire une finale de Conférence perdue face aux Cleveland Cavaliers de LeBron James en 2016 malgré un excellent pivot RD congolais Bismack Biyombo.

Face aux nombreuses contre-performances de DeMar Derozan et Kyle Lowry en playoffs sous les ordres du coach Dwane Casey, le nigérian décide l’été dernier de pendre deux énormes décisions en virant Casey qui vient d’être élu coach de l’année et surtout DeMar Derozan. Ces choix ont été notamment très critiqués à la fois dans les médias canadiens et américains. Derozan est donc envoyé aux San Antonio Spurs contre un Kawhi Leonard blessé et qui n’a pas joué depuis un moment.

Malgré les nombreux critiques et les doutes de nombreux observateurs, le début de l’exercice 2018-2019 s’avère payant puisque Toronto établit un nouveau record de victoire en saison régulière avec une fiche de 58-24, derrière les Milwaukee Bucks (60-22), meilleure équipe de la ligue en saison régulière. Les Raptors terminent surtout à la 2e place du classement dans toute la NBA, devant les Golden State Warriors.

Malgré une saison régulière historique, nombreux sont les observateurs qui ne voient pas Toronto en Finales NBA, en raison de nombreuses désillusions de la franchise en playoffs. Beaucoup diront que Toronto ne sait pas gagner en séries éliminatoires, que c’est une équipe de saison régulière.

Mais sous la direction du nouveau coach Nick Nurse, qui va lui aussi faire des choix considérables en ajoutant Pascal Siakam dans le cinq majeur aux côtés de Kyle Lowry, Kawhi Leonard, Marc Gasol et Danny Green, avec Fred VanVleet, Powell et Serge Ibaka en sortie de banc, Toronto se montre redoutable en éliminant le Magic d’Orlando au premier tour des play-offs en cinq matchs (4-1), puis les Philadelphie Sixers en 7 (4-3) dont un game 7 mémorable.

Opposés aux Milwaukee Bucks en finale de Conférence Est, les Raptors entament la série face à la bande à Giannis Antetokounmp dans le costume d’outsider. Menés 2-0 dans le Wisconsin, les Raptors sont au bord du chaos et la malchance du passé semble resurgir, mais cette fois ci, c’est l’équipe de Kawhi Leonard dans le rôle du capitaine du navire avec des coéquipiers prêts à aller au combat.

Revenus donc à Toronto dans leur salle mythique de Scotiabank Arena avec un Drake inarrêtable aux abords du parquet, et tout le Canada derrière, les Raptors vont réussir à réaliser ce que six équipes seulement dans l’histoire ont réussi à faire : gagner une finale de Conférence après être mené 2-0.

Pour la première fois donc de son histoire, la franchise canadienne est en Finales NBA depuis 1995, date de son accession à la NBA. Pour Masai Ujiri, c’est un immense coup gagnant, une réponse envoyé à tous ces détracteurs. Quoi qu’il arrive dans les prochains jours face aux Warriors, le nigérian a déjà écrit l’histoire, celle d’une première franchise non américaine à se hisser en Finales NBA après avoir remporté la Conférence Est, et établir son meilleur bilan de l’histoire en saison régulière.

C’est donc un pari gagnant d’avoir donné les clés des Toronto Raptors à ce fils d’Afrique qui a lutté pour faire de la place à ses frères cadets comme Bismack Biyombo (RDC), ensuite Serge Ibaka (Congo-Brazzaville), Pascal Siakam (Cameroun) et OG Anunoby (Nigéria) au sein du groupe de la franchise la plus africaine de la NBA….

Victor Esso Tiki

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