Hôpital Laquintinie-Covid-19:L’inquiétante baisse des Consultations pour les autres Pathologies

Réunissant la Presse hier matin 06 Mai 2020,  et dans le strict respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale, Le Directeur de L’hôpital Laquintinie de Douala a annoncé avoir observer une chute de l’ordre de 70 à 80% en moyenne, des consultations dans les différents services qu’offrent L’hôpital Laquintinie de Douala « Pour nous, c’est alarmant cette baisse drastique des fréquentations dans nôtre Hôpital, est ce à dire que Les Camerounais ne sont plus malades…».Le Professeur  Richard Njock s’inquiète devant la baisse de fréquentation et redoute les dommages collatéraux de la crise sanitaire du Covid-19 .

Depuis le début du confinement, la crainte d’une infection au Covid-19 fait fuir les patients souffrant d’autres pathologies.D’apres Le Directeur de cette hôpital réquisitionné par L’Etat comme centre de traitement du Coronavirus au Cameroun, La frequentation des malades pour suivies medicales notamment ceux des services des pathologies les plus sérieuses comme:La Cardiologie,La Nephrologie,Le Cenadoc,la Pédiatrie. ..etc, est encore plus inquiétante «C’est à  se demander si on accouche plus,ou on n’a plus les effets des maladies déjà identifiés…puisque Ceux-ci représentent en moyenne près de 60% des fréquentations habituelles de notre hôpital », rapporte le Professeur.Dr Richard Njock. Pourtant, la pandémie n’a pas fait disparaître les autres pathologies.Pour Lui, il s’agit des peurs bleues de la part des populations, puisque la zone réservé aux malades du Coronavirus ne concerne que trois pavillons(Pavillons Petit Payant, Samuel Eto’o et Samuel Kondo)de la vingtaine de pavillons abritant les différents services de L’hopital.En outre, il precise que cette zone est bien marqué par un cordon de sécurité et n’est accessible que uniquement aux malades du Covid-19 et un personnel unique et qualifié est dédié au suivie des malades de cette zone.Sur les 500 lits que compte l’hopital, seul 100 lits ont étés affectés aux malades du Covid-19 et 02 hôpitaux de campagne hors de L’hopital(Stade Mbappe Leppe et Stade Annexe de Japoma) ont étés créés et équipées Pour répondre à une éventuelle montée de L’épidémie, tout comme certains malades preferent le traitement en ambulatoire(à domicile en quarantaine…).Il n’y aurait donc pas de raisons que les populations ne fréquentent plus nôtre Hôpital.D’autant plus que nous avons réorganiser nos services des urgences en deux, malgré le principe de précaution en temps de pandémie qui dit:<<Tout Malade suspect et blessé grave doit être éloigné du système des urgences…>>.

Le Covid-19 l’hôpital Laquintinie 

Répondant à la question du journaliste Donald Brice Kamga de Équinoxe Radio et TV, sur le bilan de L’hôpital Laquintinie dans le suivi des malades du Coronavirus, Le Prof.Dr Richard Njock, s’est voulu rassurant…Au début de la pandémie, nous avons décidé malgré une injonction contraire, de continuer d’accueillir les patients au cabinet, avec toutes les mesures de sécurité. L’objectif était l’aide au diagnostic, mais surtout de lever la tension sur les structures hospitalières. Le discours dominant a changé récemment, car, outre la probable deuxième vague de Covid, nous allons avoir les dommages collatéraux de patients qui ne se sont pas soignés. Pour nous, c’est quasiment la moitié du tunnel. Nous avons des patients, diagnostiqués positifs au Covid-19 ou non, qui refusent de se rendre à l’hôpital. C’est une appréhension que l’on peut comprendre même si je tire un énorme coup de chapeau à mon équipe hospitalier. Ces patients ont peur de se surinfecter et ceux qui sont positifs au Covid craignent aussi d’être mis à l’écart très longtemps ou d’être isolés de leur famille.

Notre rôle n’est jamais de contraindre un patient, mais de l’aider. S’ils décident de ne pas se rendre à l’hôpital, nous les accompagnons au mieux dans le cadre de la prise en charge de cette pathologie particulière comme des autres. Il est donc important que les médecins  poursuivent leur activité et continuent de recevoir en respectant les préconisations sanitaires.Retarder le diagnostic peut entraîner des conséquences sanitaires.Prenons l’exemple d’un patient atteint de diabète. Si par peur, il ne renouvelle pas son traitement ou n’ose pas poser des questions, sa maladie peut décompenser très vite et causer des conséquences cardiaques, oculaires, cutanée. La prise en charge tardive est problématique, car nous devrons courir après une machine qui s’est enrayée.

À ce jour, nous avons déjà suivi près  d’un millier de personnes et faisont 100/150 tests hebdomadaire de Covid-19.Nous avons les relais et les structures nécessaires, donc il faut éviter le repli et lever cette appréhension : on essaiera d’y répondre. La peur ne doit pas être une cause virale.Nous invitons les Malades a ne pas avoir peurs.

Victor Esso Tiki

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