L’AFRIQUE NE VA PAS SI MAL

Le titre semble anecdotique, mais il résume bien ce que nous pronons depuis 20ans. Faire comprendre à nos frères africains que le regard que les autres portent sur nous est fonction du regard que nous même nous portons.

Personnellement je ressens une grande fierté à voir ce genre de chose. Que la grande AGENCE FRANÇAISE POUR LE DÉVELOPPEMENT fasse un ATLAS pour démontrer ce que nous autre clamons depuis deux décennies.

Certains diront qu’on a pas besoin que ce soit les autres qui nous le disent, mais quand on connaît la propension des africains à ne croire que ce qui est dit depuis l’occident, on ne peut que partager ce type d’information.

Oui ! Si vos maîtres eux-mêmes ont fini par le comprendre, alors on espère que vous aussi vous allez finir par le comprendre. Et ainsi amorcer ce changement de mentalité que nous croyons depuis des années pour permettre à l’Afrique de devenir ce continent optimiste qui permettra à ses fils et filles de fleurir de génie.

Mais revenons au contenu de cet ATLAS DE L’AFD. Voici succinctement quelques éléments qui militent pour cette vision optimiste de l’Afrique.

Explications avec Rémy Rioux, directeur de l’AFD.

L’Afrique noire est mal partie, s’inquiétait l’agronome Réné Dumont, au milieu des années 1960. L’Afrique est étranglée, insistait ce pionnier des questions environnementales vingt ans plus tard. Faut-il désespérer de l’Afrique ? Surtout pas. Sans nier les défis climatiques et démographiques, à travers une centaine de cartes, l’Atlas de l’Afrique offre un regard inédit. L’occasion de porter un autre regard sur un continent qui comptera un tiers de la population mondiale dans moins d’une génération.

Pourquoi le continent africain, qui est le plus proche de nous, est-il aussi le plus méconnu, comme vous le soulignez dans la préface de cet atlas ?

Chaque année, nous interrogeons les Français sur la politique de développement. Deux tiers d’entre eux tiennent à ce que nous concentrions notre action sur l’Afrique. Nos compatriotes ont un vrai intérêt pour ce continent, ses philosophies de vie, sa musique, sa culture, sa capacité d’innover, sa résilience, son formidable potentiel pour réconcilier la nature et l’homme. La preuve, les livres sur l’Afrique connaissent un succès certain en librairie. En même temps, vous avez raison, beaucoup connaissent mal cet immense espace qu’ils réduisent bien souvent à la seule Afrique subsaharienne, en restant prisonniers de certains imaginaires. Porter un autre regard sur nos voisins, honnête, informé, attentif, c’est l’ambition de cet atlas.

Sa population devrait doubler deux fois au cours du XXIe siècle. La démographie africaine est une bombe à retardement ?

Voyons les choses sous un autre angle. Ce continent, qui a été tragiquement vidé de ses forces à l’époque de la traite esclavagiste, est un territoire aussi vaste que l’Union européenne, les États-Unis, l’Inde, la Chine et le Japon réunis. Avec 1,3 milliard d’habitants vivant sur 30 millions de km2, sa densité est plus faible que les autres régions du monde. Il faut prendre la pleine mesure de toute l’Afrique. Qui sait aujourd’hui que l’Afrique, c’est l’Inde, avec exactement la même population et la même richesse ? Et avec un potentiel bien plus élevé, un jeune sur deux de moins de 25 ans sera africain en 2070. Et la croissance démographique génère la croissance économique.

C’est déjà le cas ?

Oui. Le revenu par habitant y augmente sans discontinuer depuis vingt-cinq ans. Comparés à leur Produit intérieur brut, les pays africains consacrent beaucoup plus d’argent à l’éducation que nous. Depuis trente ans, ils ont mis de façon massive leurs enfants à l’école. Il reste maintenant, dans bien des pays, à relever le grand défi de la qualité de l’enseignement. Parallèlement, on observe un recul rapide de la mortalité infantile. Et l’actualité nous montre, à l’occasion de cette crise de la Covid-19, que, contrairement à ce qui a été écrit beaucoup trop rapidement, les pays africains ont bien réagi, alors que leurs systèmes de santé étaient supposés être plus fragiles que les nôtres.

Mais certains en Europe brandissent la menace de vagues migratoires venues d’Afrique.

Encore une représentation à revoir : les migrations se font en majorité à l’intérieur du continent africain et non de l’Afrique vers l’Europe. Et les migrants vont le plus souvent vers le sud. Savez-vous qu’à Johannesburg ou à Harare, beaucoup de chauffeurs de taxi parlent français. Ils viennent de Guinée ou de Côte d’Ivoire, et ils savent que la région la plus riche du continent, c’est l’Afrique australe.

Finalement l’Afrique ne va pas si mal ?

Elle a fait de très grands progrès en trente ans. Elle nous intéresse. Elle peut nous inspirer. Elle est, par exemple, en avance pour les énergies renouvelables ou dans certains usages du numérique. L’AFD participe avec d’autres acteurs français et africains à l’initiative Digital Africa qui finance des incubateurs, des start-up, des innovations. On dénombre en Afrique plus de personnes ayant un compte bancaire mobile que dans le monde entier. Cet atlas présente toute la diversité du continent et met l’accent sur l’Afrique qui s’invente.

On a aussi besoin d’apprendre de l’Afrique ?

Avec le climat, la transition numérique, les fractures économiques et sociales et, maintenant, la crise du Covid-19, tous les pays du monde, sans exception, sont confrontés à des défis inédits, cherchent des solutions et doivent coopérer. Notre pays dispose, dans ce but, d’une capacité méconnue, discrète, positive : sa politique de développement et une agence, l’AFD, qui la sert et finance, partout dans le monde, plus de mille projets concrets, utiles et innovants chaque année. Elle le fait avec tous les acteurs de la société civile, dans nos territoires – et ils sont très nombreux dans l’ouest de la France où je suis venu les rencontrer. Il faut plus d’échanges internationaux sur les différentes expériences du développement durable. Plus d’ambition et plus d’innovation. Nous sommes tous en développement.

Bien-sûr la suite de l’entretien fini sur un peu de promo de l’AFD et l’ensemble de « ses œuvres de bienveillance envers l’Afrique » 🤣🤣🤣 Mais qui sommes nous pour juger 😅

Bref ! Chers africains, le monde change. l’Afrique à changé. Nous ne sommes plus la parent pauvre du monde. Nous sommes la famille dont tout le monde veut s’allier pour sa richesse de demain.

Il est temps que chaque parent individuellement aujourd’hui éduque son enfant dans cette fierté afin que demain nous ayons des hommes et femmes forts et fiers susceptibles de défendre cette richesse.

#AFRICA_IS_THE_FUTURE.
#long_live_chadwick (Je sais, ça n’a rien à voir. Mais je dis quand même 😅)

Man Mbai Likol

Source:Ouest-France.fr

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