Zone de Libre Échange Continentale: Le Cameroun consulte le Secteur Privé avant le document de stratégie Nationale

La Gouvernement Camerounais avant la mise en œuvre de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAf) a rencontré aujourd’hui  11 Novembre 2019 à Douala dans la Capitale économique de ce Pays Moteur d’Afrique Centrale, La Communauté des affaires et du secteur privé à la faveur d’un atelier de discussion  et de validation  de la stratégie nationale ouvert à l’Hôtel Sawa.

L’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est entré en vigueur le jeudi 30 mai 2019 après sa ratification par 24 pays africains, qui est aujourd’hui passée à 28 Pays avec la ratification du Cameroun. Au total, l’accord a été signé par 52 pays depuis la création de la ZLECAF en mars 2018 à Kigali sous l’impulsion du président Rwandais Paul Kagamé, mais il doit encore faire face à certaines réticences et aux stratégies nationales des différents Etats.

La Cinquantaine de participants venus ce matin s’imprégner des réalités de ces accords de libre échange économique a été entretenue par les experts du Bureau sous-régional de la commission économique pour l’Afrique et du Ministère de l’économie du Cameroun.

L’atelier fait suite à une série de consultations et d’autres ateliers qui ont constitué, les premières étapes d’un travail de sensibilisation que le gouvernement Camerounais consacre à la ZLECAF, qui lui permettent d’identifier les politiques et moyens d’approche devant être poursuivis pour entamer le processus de mise en œuvre de l’Accord, avant l’adoption définitif de la stratégie nationale prévue à Yaoundé du 27 au 28 Novembre 2019.

Pour l’expert de la Commission économique pour l’Afrique Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale Monsieur Mamadou Malick Bal<<Elle vise à promouvoir les exportations vers le marché africain, le développement industriel et la création d’emplois, cette stratégie nationale éclaire également les enjeux de la participation du Cameroun aux efforts d’intégration régionale, nous devons donc avoir l’assentiment et l’adhésion des principaux acteurs économiques que constitue le secteur privé, afin que les décisions prises reflètent la réalité et leurs attentes>>.

La ZLECA vecteur d’intégration économique et politique

Conformément à la vision de l’Agenda 2063, « l’Afrique que nous voulons » de l’UA, la ZLECA devrait couvrir un marché de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut (PIB) de 2 500 milliards de dollars. Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la mise en œuvre de la ZLECA pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3 % en éliminant les droits de douane à l’importation, et le doubler si les obstacles non tarifaires sont réduits. La ZLECA est également un marché à fort potentiel. Car selon les projections, l’Afrique comptera 2,5 milliards de personnes à l’horizon 2050 et verra son économie croître deux fois plus rapidement que celle des pays développés. Meme si ce projet phare de l’agenda 2063 de l’UA ne fait pas encore l’unanimité,avec l’argument selon les détracteurs de la ZLECA, le temps mis pour conduire les négociations avant la signature de l’accord portant création de la zone de libre-échange reste court, soit 3 ans alors que l’enjeu est de taille. Ce qui d’après eux ne permetttait pas de consulter le secteur privé.Tout les pays signataires ont donc anticiper et organiser des consultations tout azimuts avec le secteur privé.

Le document de stratégie du Cameroun, dont l’atelier de ce jour réçoit les propositions du secteur privé sera possible avec la contribution de plusieurs organisations, institutions et acteurs des secteurs public et privé, avec l’appui de la CEA en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine, se basant sur une évaluation de la performance commerciale du Pays et sa participation au commerce intra-africain.

Pour Monsieur Ateke Olomo, Réprésentant du Ministre de l’économie<<L’atelier permet de faire l’état réel des risques liés à la ZLECAf et des potentielles mesures d’atténuation. Il identifie, par ailleurs, les secteurs des biens et services qui présentent des avantages comparatifs pour la diversification ainsi que le développement des chaînes de valeur prioritaires>>.

L’atelier s’achevera demain 12 Novembre avec des récommandations concrètes pour les acteurs du secteur privé et le développement de l’économie du Cameroun en tenant compte des autres documents de développement des Pays de la Cémac.

Victor Esso Tiki

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